Roman Calendar

mercredi 26 novembre 2008

Petite leçon d'insolence : Instructions aux domestiques ...


Quand votre maître ou maîtresse appelle un domestique par son nom, si ce domestique n’est pas là, aucun de vous ne doit répondre, car alors il n’y aura pas de raison pour que vous finissiez de trimer ; et les maîtres eux-mêmes reconnaissent que si un domestique vient lorsqu’on l’appelle, cela suffit.

Quand vous avez fait une faute, payez d’effronterie et d’impertinence, et conduisez-vous comme si c’était vous qui aviez à vous plaindre ; cela calmera immédiatement votre maître ou maîtresse.

Si vous voyez un de vos camarades faire tort à votre maître, ayez soin de n’en rien dire, de peur d’être traité de rapporteur : à moins, pourtant, qu’il ne s’agisse d’un domestique favori, qui soit justement haï de toute la maison ; auquel cas il est prudent de rejeter sur lui tout ce qu’on pourra de fautes.
http://fr.wikisource.org/wiki/Instructions_aux_domestiques

samedi 15 novembre 2008

Echecs et mots ! Nabokov, Faulkner, Zweig et Poe

Une création sonore, un blitz littéraire : le jeu d'échecs considéré comme une guerre des mots. Avec des extraits de Vladimir Nabokov (''La défense Loujine'', Gallimard), Stefan Zweig (''Le joueur d'échecs'', Livre de Poche), William Faulkner (''Le gambit du cavalier'', Gallimard) et Edgar Poe (''Le joueur d'échecs de Maelzel'', Gallimard).

mardi 4 novembre 2008

lieu si excellent



Puisque vivre en servitude
Le devoye triste & dolent,
Bien heureux ie me repute
D'estre en lieu si excellent
[...]
Pierre Sandrin, 1550







JFG Colson (1733-1803) Le sommeil

mercredi 15 octobre 2008

mardi 30 septembre 2008

Petits châteaux de Bohême

Il est un air, pour qui je donnerais,
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber.
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets!

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit...
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit;

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre les fleurs;

Puis une dame à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue...et dont je me souviens!

Gérard de Nerval